En 2022, l'axe Jeunes chercheurs et chercheuses a conduit un séminaire en ligne. En 2026, l'ARIC poursuit cette action en proposant un webinaire autour de chacun des axes de travail. Nous mettons les contenus au fur et à mesure que les éléments organisationnels sont connus. Actuellement, le webinaire est en mode synchrone.
|
20/04/2026 Axe 7
Femmes, intersectionnalité et interculturalité
à 10 h Québec, 16h Paris et 18h Réunion Lien de connexion |
Javorka Zivanovic, Michèle Vatz Laaroussi (Université de Sherbrooke, Canada), Myriame Martineau (UQAM, Canada) |
Féminismes pluriels, intersectionnalité, médiations et interculturalité : enjeux conceptuels, méthodologiques et pratiques en 2026 De gauche à droite : Javorka Zivanovic, Michèle Vatz Laaroussi et Myriame Martineau.
Les trois présentatrices, co-coordonnatrices de l’axe Femmes, intersectionnalité et interculturalité, proposent de faire une rétrospective des travaux effectués dans cet axe depuis 2015. Conçu dans la suite du projet Femmes et féminismes en dialogue, démarré au Québec puis partagé dans 11 autres pays grâce aux réseaux de l’ARIC, cet axe recouvre nos travaux de recherche, de pratique et d’action qui ont permis d’organiser et de mettre en lien un réseau de femmes chercheures sur des questions féministes et interculturelles dans plusieurs pays des Nord et des Sud. La première production collective de 50 femmes de ce réseau (Vatz Laaroussi, M., Doré, C. et Kremer, L.; 2019) nous a permis de réfléchir et de formaliser une nouvelle approche de recherche action médiation interculturelle et intersectionnelle. Nous y avons utilisé divers vecteurs méthodologiques et pratiques tout autant que des stratégies de rédaction tels que l’expression artistique, les médiations collectives et citoyennes et l’écriture collective interculturelle. Le travail a continué par notre organisation de plusieurs symposiums et forums lors des congrès ARIC en 2019, 2021, 2023 et 2025. Au long de ces rencontres et échanges, de nouveaux contextes et concepts ainsi que des perspectives méthodologiques féministes nous ont interpellées et nous les avons intégrés dans nos ouvrages suivants. Il en est ainsi des liens entre approche interculturelle et racisme en 2021 (Razafindratsimba, D.T, Rachedi, L, Perocco, F, Manaï, B. et Vatz Laaroussi, M.; 2021) puis des questions en lien avec l’altérité, les migrations et l’expression artistique en 2023 (Martineau, M, Hanafi, R. et Rinaudo, C.; 2023). En parallèle nos travaux se sont développés autour des médiations interculturelles permettant d’intégrer de nouvelles membres au réseau et à l’ARIC (Puccini, P., Vatz-Laaroussi, M., Gélinas, C.; 2023). Finalement nous avons abordé les articulations entre les questions de genre, l’approche interculturelle critique, la perspective antiraciste et les médiations interculturelles intersectionnelles (Zivanovic, J., Martineau, M., Vatz Laaroussi, M. et Kremer, L., 2025). En présentant ces enjeux et apports, les présentatrices identifieront aussi les points clés qui permettent à un tel réseau de recherche et d’action, de se déployer de manière interculturelle, interdisciplinaire et intergénérationnelle. Références :
Martineau, M., Hanafi, R. et Rinaudo, C. (2023). La fabrique de l’altérité. Arts, genre et migration. Ed. L’Harmattan. Collection Espaces interculturels.
Puccini, P., Vatz-Laaroussi, M., Gélinas, C. (2023). La médiation interculturelle. Aspects théoriques, méthodologiques et pratiques. Éd. HOEPLI : Bologne Italie.
Razafindratsimba, D.T, Rachedi, L., Perocco, F., Manaï, B. et Vatz Laaroussi, M. (2021). Visages du racisme contemporain : les défis d’une approche interculturelle. L’Harmattan, collection Espaces interculturels. 312p.
Vatz Laaroussi, M., Doré, C. et Kremer, L. (2019). Femmes et féminismes en dialogue : enjeux d’une recherche-action-médiation. L’Harmattan, collection Espaces interculturels. 329p.
Zivanovic J., Martineau M., Vatz Laaroussi M. et Kremer L., 2025). Racisme, genre et discriminations. De l’approche intersectionnelle vers les médiations interculturelles. L’Harmattan, collection Compétences interculturelles. 303 p.
|
|
26/03/2026 Axe 5 Catastrophes, contemporanéité et interculturalité à 10 h Québec / 16h Paris / 19h Réunion
|
Jamil Zugueib Pr. en anthropologie psychanalytique Université Fédérale du Paraná (Brésil) Coordinateur du Centre d'études sur les processus identitaires, les crises et de la culture arabe |
La désunion identitaire persistante au Liban. Le nationalisme à l'heure du désarmement du Hezbollah et des bombardements israéliens. Quelques observations par rapport à l'unité nationale brésilienne Une nation se construit sur le sentiment d'appartenance de ses habitants à une culture partagée. La langue commune véhicule les valeurs, les traditions et les événements qui marquent son histoire et, associée à la croyance en une origine commune, elle renforce le lien social. Le Liban trouve son origine dans le peuplement de ces montagnes par diverses communautés confessionnelles qui y cherchaient refuge face aux persécutions liées à leurs différences religieuses. Ces groupes, par nécessité de survie, ont noué des alliances avec certains et entretenu des relations conflictuelles avec d'autres. Les affrontements armés et les massacres successifs ont gravé dans la mémoire de chacun des événements empreints de souffrance et d'humiliation. Le ressentiment et la méfiance mutuelle, alimentés par la crainte d'être dominés, accompagneront l'histoire de la formation du Liban en tant qu'État-nation et son caractère multicommunautaire. Les actions du colonisateur occidental joueront un rôle important dans la confessionnalisation de ces relations, contribuant à leur radicalisation. Imprégnées de constructions identitaires en conflit permanent, ces relations sont tiraillées entre un courant idéologique pro-occidental qui s'oppose à une pensée valorisant une culture arabe et islamique. Le Hezbollah participe à ce jeu d'échecs social et devient un enjeu de discorde au sein de ce réseau relationnel. Dans la conclusion, nous formulerons quelques observations sur le Brésil qui, malgré sa taille, présente des facteurs d'unité nationale, favorisant une cohésion suffisante pour nourrir un climat de convivialité et de satisfaction identitaire.
|
|
Séance - AXE 1
Les études de la paix, du vivre ensemble et
de la résolution des conflits : une approche interculturelle
27/02/2026
à 10h Québec / 16h Paris / 19h Réunion
|
Pr. Abhijit Karkun
Centre for French and Francophone Studies,
School of Language Literature and Culture Studies,
Jawaharlal Nehru University (New Delhi, Inde)
|
La gestion de la diversité et le maintien de la paix Gérer la diversité d'une société d'une manière efficace assure qu'elle fonctionne bien et que les zones de frictions intrasociales soient bien maîtrisées. Autrement dit, les sociétés actuelles devenant de plus en plus diversifiées du point de vue ethnique, économique, linguistique et religieux, risquent d'être gravement perturbées, si la diversité n'est pas bien gérée. Il est ainsi important d'accepter qu'aucune société actuelle ne peut demeurer homogène et que l'hétérogénéité devient sa nouvelle identité. Cet éventail large comprend également les questions d’inégalité et de discrimination. Toute structure gouvernementale et non gouvernementale se donne ainsi l'objectif de gérer cette hétérogénéité afin d'éviter les affrontements pour pouvoir maintenir la paix au sein d'une société. Dans le cas négatif, il se peut qu'il y ait des fracas capables de déranger la paix prévalente dans une société. D'une telle perspective, la tentative est faite pour assurer l'inclusion des groupes défavorisés d'où l'idée de la construction d'une société inclusive qui serait égalitaire évitant les silos ethniques, économique, linguistiques et religieux. Nous proposons d'étudier dans ce webinaire les mesures mises en œuvre par le gouvernement indien pour traiter la question d’inégalité économique et éducative. Là, il s’agit de réserver un quota de 25 pour cent d'inscription scolaire pour les enfants de la section des gens à un revenu faible. Une loi a été promulguée à cet effet en 2009 qui oblige les écoles à admettre les enfants issus de cette section économiquement faible. Une telle loi renforce l'engagement de gouvernement fédéral à encourager les enfants défavorisés de s'inscrire dans les écoles en leur donnant une chance d'étudier pour qu'ils puissent réussir à leur vie professionnelle d'après. D'après nous, une loi pareille joue un rôle extrêmement important à offrir une opportunité égale aux enfants économiquement désavantageux à construire une vie d'adulte sur les pieds d'égalité et de créer une société plus inclusive, paisible et durable. |
|
|
Pr. Thierry Malbert,
Laboratoire LCF
Université de La Réunion (La Réunion, France)
|
La question du Vivre-Ensemble au cœur de l’anthropologie de la Paix Les fondements de l’éducation à la paix et du vivre-ensemble sont présents au cœur de l’éthique de l’interculturalité. Les instances internationales font converger ces deux notions dans les mêmes intentions sémiologiques, celles de la cohésion sociale par la justice sociale pour plus de paix civile. Si le concept de l’éducation à la paix reste encore souvent associé à une volonté des institutions internationales ou des formations universitaires, la notion de vivre-ensemble quant à elle est davantage orientée vers le niveau méso des politiques, des institutions, des entreprises, des associations et ONG… De nos jours, cette notion trouve sa place dans les logiques de création artistique (Réunion-Métis 2024), de développement personnel, de reliance sociale et de marketing économique. Nous sommes bien là sur une articulation qui repose sur des logiques inclusives entre les niveaux macro, méso et micro. La paix et la cohésion sociale sont des termes qui reviennent sans cesse dans les problématiques de recherches en sciences sociales et sciences politiques, tout comme dans la mise en place des politiques publiques territoriales. Le développement, au sein de l’école et de la société civile, de compétences et de valeurs fondées sur des approches interculturelles apparait comme un levier essentiel pour renforcer l’estime de soi et limiter les manifestations de violence en assurant la reconnaissance et la valorisation de tous les apprenants. L’anthropologie de la paix repose sur ces fondamentaux. Nos résultats de recherche menés à La Réunion montrent que ces approches favorisent des relations sociales moins radicales et plus apaisées, à présent davantage modélisées et diffusées à travers la notion de vivre-ensemble et de faire-ensemble. |
|
Séance - AXE 9
Des usages de la mémoire en recherche interculturelle
10/11/2022
14h-18h heure de la Réunion
|
Rachid Oulahal Université de La Réunion (La Réunion, France) |
La mémoire autobiographique dans la recherche interculturelle : Cheminement et parcours de jeune chercheur avec les approches autobiographiques et présentation de leur utilisation |
|
|
Clancy Rennie Université du Québec à Rimouski (Québec, Canada) | Cheminement d’un jeune chercheur avec les méthodes autoethnographiques : une voie pour assumer sa structure interprétative en recherche interculturelle |